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Joyeuses Fêtes de Thaipoosam Cavadee

1er février à Maurice
31 janvier 2026 par
Joyeuses Fêtes de Thaipoosam Cavadee
Belgian Mauritian Business Club
| 2 Commentaires

Chers membres et amis du Belgian Mauritian Business Club, le 1er février l’île Maurice fête le « Thaipoosam Cavadee »

Le Thaipoosam Cavadee est une fête religieuse tamoule majeure célébrée à l'île Maurice en l'honneur du dieu Muruga, le fils de Shiva. Pour l'année 2026, le Thaipoosam Cavadee a lieu le dimanche 1er février, qui est également un jour férié national. 

Cette célébration est l'un des événements culturels les plus spectaculaires et les plus importants de l'île. 

Signification et rituels

Le Cavadee symbolise le rude chemin de la spiritualité, la purification, la rédemption, et la victoire du bien sur le mal. Les fidèles se préparent par un jeûne et une abstinence stricts de dix jours avant la cérémonie principale. 

Les rituels principaux incluent :

  • Le port du Cavadee Les hommes et les jeunes garçons portent sur leurs épaules une arche ornementée de fleurs, de feuilles de margousier, de noix de coco et de bananes, appelée Cavadee, jusqu'au temple local.
  • Les offrandes Les femmes et les jeunes filles transportent des jarres de lait sacré sur leur tête, destinées à être offertes au dieu Muruga une fois arrivées au temple.
  • Actes de dévotion spectaculaires Certains pénitents se font transpercer la langue, les joues ou d'autres parties du corps avec des aiguilles et des crochets en argent sans verser de sang, un signe de ferveur et de préparation spirituelle.
  • Le pèlerinage Les processions partent de différents points de rassemblement pour converger vers les temples, accompagnées de chants dévotionnels, et se terminent par des prières et le retrait des piercings. 


Le 1er février est également un jour férié à Maurice, célébrant l'abolition de l'esclavage. 

L'esclavage a été officiellement aboli à l'île Maurice le 1er février 1835, suite à une loi britannique de 1833, marquant la fin d'une pratique coloniale de deux siècles, bien que les esclaves aient dû accomplir un travail forcé pendant quatre ans après leur libération. Cette abolition a entraîné une transition vers l'engagisme, avec l'arrivée massive de travailleurs indiens sous contrat (coolies) pour remplacer la main-d'œuvre servile, créant un nouveau système de travail forcé dans les champs de canne à sucre. Des lieux comme le Morne Brabant, refuge des marrons, sont aujourd'hui des symboles de la résistance et de la mémoire de l'esclavage, avec un monument commémoratif UNESCO. 

Claude Bertrand 

Editrice 

 


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